Chroniques de Chiloé (06/03/2011 - Ancud)

par Asuka et Guéno  -  6 Mars 2011, 08:58  -  #Carnet de route

    Chiloé, c'est avant tout une grande île (8300 km2, soit environ 180 km de long sur 50 km de large), la seconde de l'Amérique du Sud par sa superficie (après la Terre de Feu). Mais c'est aussi un territoire fort d'une identité originale bien ancrée dans la population. Enfin, c'est une invitation aux plaisirs gastronomiques (pour pas très cher !), surtout si l'on apprécie les fruits de mer (mariscos).

 

    Historiquement, elle fut d'abord peuplée par les Chonos, des nomades qui sillonnaient la mer intérieure sur leurs dalcas (une sorte de canoë). Mais ceux-ci furent progressivement évincés par les Veliches, puis par les Huilliches (d'autres peuples indigènes, plus sédentaires, et tournés davantage vers l'agriculture), avant que leur civilisation ne s'éteigne complètement au XVIIIème siècle. Si ce n'est la toponymie de beaucoup de lieux sur Chiloé, rares sont les traces des Chonos ayant survécues.

 

SANY3339.JPGPêcheurs de coquillages dans le fjord de Castro à marée basse

 

    A partir de 1567, ce fut au tour des colons espagnols d'investir l'endroit, accompagnés dans un premier temps de missionnaires franciscains, puis de jésuites (dès 1608). Ces derniers, à travers leur présence jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, eurent un impact déterminant sur l'identité insulaire. Ainsi, seize des églises de Chiloé, entièrement en bois d'alerces ou de cyprès, sont classées par l'UNESCO au Patrimoine Mondial de l'Humanité. Cette influence religieuse expliqua la grande fidélité des habitants de la région au roi d'Espagne : l'île ne fut intégrée officiellement au Chili qu'en 1826, après d'intenses combats (soit huit ans après l'indépendance du pays).

 

SANY3367.JPGEglise de Dalcahue, construite en 1858 dans la pure tradition de l'école chilote issue des missions jésuites

 

    Voilà pour le cadre ! Venons-en aux détails...

 

Au bout du Nouveau Monde (02/03)

 

    Un soleil puissant illumine quelques embarcations, des cormorans troublent la mer calme, des vallées cultivées closent l'horizon, un nouveau monde s'ouvre à nous. Nous débarquons sur un port rustique, typique et authentique : Quellón. A gauche, deux pêcheurs somnolent sur des marches, plus fatigués par la bouteille que par la mer. A droite, trois vieux marins revivent leurs exploits passés. D'autres déambulent, perdus, une fois à terre. En ville, les femmes vendent le travail des hommes sur le marché. Certaines préfèrent le cuisiner avec finesse.

 

SANY3335.JPGLe port de Quellón. Au centre, un chien bronze sur un toit...

 

Quand les papilles frétillent (02/03)

 

    Rapidement, nous nous arrêtons dans une des cantines disposées le long du port. A chaque étape, une surprise. D'abord, un milcao (mélange de pommes de terre crues et cuites avec d'autres ingrédients selon l'humeur du chef, le tout frit) permet de terrasser la faim d'un coup sec. Puis, une empanada de mariscos (petite calzone fourrée aux fruits de mer) adoucit le palais de sa crème délicatement associée à la salaison naturelle des fruits de mer. Enfin, une cazuela de mariscos (soupe très richement garnie de riz, pommes de terre, légumes, coriandre et... fruits de mer) réchauffe nos papilles tout en tendresse. Mais le temps est venu pour nous de nous enfoncer un peu plus au Nord de l'archipel de Chiloé.

 

Castro, la fidèle... à sa réputation ! (du 02 au 05/03)

 

    Castro attire tous les regards avec ses maisons colorées sur pilotis (palafitos), dessinant d'un trait enfantin les côtes citadines. Les gens ne s'y trompent pas, et sa grande Plaza de Armas grouille d'une animation joyeuse. Nous nous laissons entraîner par son rythme. Ainsi, nous suivons une femme nous proposant une chambre bon marché (hospedaje "El Molo" : elmolochiloe@gmail.com). Si la pièce a son intimité charmante, la magie nous apparaît dans la salle de bains... Nous nous arrosons tout en admirant les caprices de la mer ! Ainsi, la maisonnette semble tenir en équilibre entre l'eau et la terre. Nous ne sommes pas loin du paradis, quand nous petit déjeunons face à l'étendue azurée caressée par les rayons matinaux.

 

DSCF0565.JPGPalafitos à la sortie Nord de Castro

 

Buen provecho (02/03)

 

    Afin de s'en approcher plus encore (... du paradis), nous complétons le soir notre curiosité gastronomique du midi. Le curanto de Guénolé comporte tout ce que peut produire l'archipel : fruits de mer, poulet, porc, saucisse, milcao... Quant à mon cancato, les chilotes ont trouvé judicieux (ça se discute) de glisser entre deux succulents filets de saumon finement grillés, du fromage, de la saucisse et des tomates... L'avantage de ces plats, c'est que même un « Antoine » (n'est-ce pas ?) serait rassasié ! Surtout si, comme tout bon français, nous accompagnons le tout de vin chilien. D'ailleurs, si vous souhaitez vous aventurer dans cette expérience vinicole, attendez-vous à une robe presque noire, un nez assez boisé et un goût puissant mais ne restant pas longtemps en bouche, en général... Ceci dit je ne suis pas connaisseuse !

 

SANY3355.JPGVue générale sur Castro depuis la Péninsule de Ten-Ten

 

Tourmalet, Mont Ventoux... Vallées de Chiloé ? (03/03)

 

    Contrairement aux légendes, il ne pleut pas quatre cents jours par an sur l'archipel : le beau temps nous a poursuivi jusqu'au bout ! Du coup, la météo est propice aux activités sportives ; or voilà un mois que nous sommes sur le sol sud-américain et monsieur n'a toujours pas touché à un vélo... Mais aujourd'hui c'est la Saint-Guénolé, alors nous louons deux VTT : histoire de lui rajouter un handicap, je l'accompagne. Un nouveau challenge pour cet athlète : faire moins de dix kilomètres à l'heure de moyenne ! Nous nous dirigeons en premier vers un point de vue sur la ville. Guénolé admire le paysage pendant que je m'effraie de chaque gros caillou sur les chemins de terre... Après ce petit échauffement (moi, j'étais déjà H.S.), nous débutons la « vraie route ».

 

    La Ruta 5, plus connue sous le nom mythique de Panaméricaine (« Pa panamericano... », pour reprendre une chanson actuellement en vogue sur les radios), est un infernal circuit automobile. Souvent réduite à deux voies seulement, elle constitue pourtant l'axe majeur de tout un continent. En un ballet continu, poids lourds de trente-cinq tonnes, bus, et guimbardes brinquebalantes, crachent leurs fumées et font hurler leurs moteurs. Rajoutez à cela que le Chili étant en plein retour de vacances d'été (les scolaires font d'ailleurs leur rentrée ce jour), le volume du trafic est encore plus important... Essayez donc d'imaginer l'effroi que peuvent ressentir les deux petites fourmis que nous sommes sur leurs vélos, à chaque fois qu'un monstre de ferraille nous frôle en klaxonnant... J'ai entendu dire que des cyclistes nomades avaient réalisé la Panaméricaine en son entier, depuis l'Alaska. D'après moi, pure inconscience, ou masochisme. Il y a tant de chemins parallèles quasi-vierges de civilisation !

 

SANY3370.JPGRetour vers Castro sur la Panaméricaine (Ruta 5)

 

    Heureusement, passé une bifurcation indiquée par le loueur de bicyclettes, le calme revient. Mais les montées et descentes continuent, tout comme le soleil brûlant. A chaque virage, nous nous étonnons d'une jolie campagne paisible sur fond de blancs sommets andins. A chaque virage aussi, la route se prolonge en d'interminables zigzags alors que Guénolé s'épuise à rouler si lentement... Eh oui, je suis enfin comprise : ce n'est pas si facile d'être tortue !

 

SANY3359.JPGPanorama sur les sommets andins enneigés, apparaissant au loin sur le continent, vers l'Est

 

Après l'effort, le réconfort (03/03)

 

    Finalement, nous arrivons à Dalcahue, où trône une des seize églises classées Patrimoine de l'Humanité... 100% pur bois, joliment peinte, bâtie par des charpentiers pour des pêcheurs à l'avenir incertain dans les eaux agitées chilotes. Elle est humble, mais sereine et lumineuse. Après avoir repris nos forces en regardant l'île de Quinchao depuis le port, nous repartons, las de nos montures. Nos fesses se souviennent des côtes et sont bien réticentes à l'effort, mais le retour est bien plus facile. Et ce sera donc apaisés que nous savourons le dessert spécial « Saint-Guénolé » (jusqu'à l'indigestion pour certains...) : quelques bananes poêlées dans un coulis de manjar (confiture de lait chilienne), inondant une fine tranche de gâteau au yaourt.

 

SANY3364.JPGVue sur l'île de Quinchao depuis le port de Dalcahue

 

Un avant-goût de jungle... (04/03)

 

    Remis de nos péripéties de la veille, nous nous aventurons jusqu'au Parc National de Chiloé. Celui-ci est riche d'une faune endémique étonnante (le pudú – un cervidé minuscule –, le monito del monte – une sorte de marsupial local –, une espèce rare de chat sauvage, ou encore la rainette de Darwin), mais bien entendu aussi invisible que le huemul... A croire que tout cela est sorti de l'imagination enfiévrée d'un insulaire ! Heureusement pour nous, la flore se révèle beaucoup moins rapide pour s'enfuir à notre approche, et nous pouvons admirer à loisir les immenses feuilles de nalcas ou les forêts siempre verde de tepús (il y a un sympathique petit musée à l'entrée de la réserve, qui permet de nommer tous ces végétaux jamais rencontrés auparavant).

 

SANY3404.JPGForêt du PN de Chiloé

 

    La balade se prolonge jusqu'aux dunes qui bordent ici le Pacifique. C'est la première fois que nous contemplons cet océan depuis son côté Est, sans îlots pour boucher l'horizon. Et il fait si chaud que nous pouvons nous installer pour bronzer ! En bref, le parc national aurait mérité bien plus que la seule journée que nous lui avons consacrée, et qui ne nous a pas permis de nous enfoncer au cœur de ses forêts.

 

SANY3415.JPG

 

SANY3418.JPGUn premier coucou à Cyril : merci pour le t-shirt à rayures !

 

Un petit coup d'Ancud (05 et 06/03)

 

    Comme la plupart de ses homologues chilotes, Ancud fut dévastée par un séisme (dont l'épicentre était à Valdivia) suivi d'un raz-de-marée en 1960. La ville est donc récente, et seules les constructions massives telles le fort San Antonio (le dernier endroit au Chili où flotta le drapeau espagnol, en 1826) ont pu défier le temps. Mais ni l'architecture locale, ni les charmes discrets de ce petit port (plage aux eaux glaciales, salons de thé endormis, marché aux poissons) n'auront vraiment su retenir notre attention en ce samedi plutôt morne.

 

SANY3434.JPGLa Costanera Norte d'Ancud depuis un promontoire au-dessus de la Plage Arena Gruesa

 

bateau-ancud.JPGMarins au travail dans le port d'Ancud

 

    La nuit, passée dans un camping rustique (Asuka estime le qualificatif trop tendre... d'autant qu'elle semble s'être trouvée une nouvelle passion pour les perce-oreilles qui hantent le double toit de la tente), est accompagnée par les aboiements des chiens qui se répondent à l'infini. Castro était décidément une cité plus gaie, et c'est sans regret que nous allons traverser ce matin, dans l'épais brouillard qui ne semble pas vouloir se lever, le Détroit de Chacao, pour retrouver le continent.

 

SANY3443.JPGCanon, non ? (fort San Antonio d'Ancud)

 

    Au revoir Chiloé, ses jolies traditions et ses fascinantes histoires de marins (l'écrivain Francisco Coloane est natif de Quemchi, un village au Nord-Est de l'île) !

 

Ancud, le 06/03/2011

Asuka et Guéno

 

 

 

Info :


    Ile de mystères, Chiloé a une grande tradition de légendes à la dimension plus ou moins poétique. Pour commencer en douceur, nous pouvons vous parler de la Sirène. C'est une superbe femme-poisson blonde. La nuit, elle se pose sur les rochers, et chante en se peignant, attirant vers elle tous les marins à la ronde. Elle les entraîne alors dans son palais de cristal au fond de l'océan, où elle les comble d'attentions, ne leur laissant aucun espoir de retour !


sirene2103.JPG

La Sirène vue par Asuka

 

    Mais les mythes de Chiloé sont souvent bien plus graveleux. Ainsi du Trauco. Il vit dans les forêts, est vêtu d'une peau d'animal et d'un bonnet. C'est un nain difforme et répugnant, mais cependant d'une force peu commune. Dans une main il porte toujours une hache, et dans l'autre un bâton (il semblerait qu'il ait des moignons à la place des pieds). Il est capable de tuer avec son seul regard toute personne qui le dérange, ou tout du moins de désorienter l'intrus au fond des bois. Amateur de jolies femmes, il leur apparaît au cours de rêves érotiques. Une fois celles-ci ensorcelées, il les emporte jusqu'au fond de la forêt et les excite jusqu'à pouvoir les posséder. Les demoiselles séduites assurent que c'est un être irrésistiblement attrayant malgré son horrible physique et ne rêvent que de le rejoindre (des gens bien informés disent sur Chiloé que le Trauco a bon dos et que c'est une bonne excuse aux grossesses illégitimes...). Enfin, il semblerait que l'on puisse s'en protéger en mettant une gousse d'ail au fond de sa poche.

 

trauco1.JPGLe Trauco (c'est un événement, vous ne me verrez

pas souvent dessiner, vu le résultat...)

 

    Dans la même veine, il existe la Fiura. Déesse du vice et de la perversité, c'est une naine (elle aussi) à la laideur répugnante. Néanmoins, elle fait preuve de coquetterie en arborant une jaquette colorée. Elle vit dans les marais au fond des bois. Elle est très agressive et attaque les autochtones en leur soufflant son haleine pestilentielle. Au même titre que le Trauco convoite les femmes, la Fiura désire les hommes ardemment. Pour parvenir à ses fins, elle peut les contrôler avec la force de son esprit et voler le sommeil de leurs épouses éventuelles. Elle ressent une grande délectation à infliger le mal : après avoir séduit sa « proie » et assouvit son appétit sexuel, elle rend ses victimes folles et les abandonne étourdies et errant sans but.

 

fiura2103

La Fiura d'Asuka : sexy, non ?

 

    Le panthéon des être chilotes ne se limite cependant pas à ces trois-là. On peut encore citer, en vrac parmi d'autres, le Basilisco (couleuvre avec une tête de coq), le Cuchivilu (mi-cochon, mi-serpent, mangeur de poissons) et l'Invunche (un être humain complètement déformé par les sorciers).

Guéno

 

NB : ...ce qui nous mène à la quatrième partie de notre jeu-concours (cf. article du 08/02/2011). Nous proposons à tous ceux qui ont la chance de pouvoir utiliser deux minutes leur ordinateur du boulot pour s'évader (mais aussi aux autres, y compris si vous êtes pour nous d'illustres inconnus égarés sur ce blog !) de nous présenter en maximum cinq lignes une nouvelle légende inventée pour Chiloé (attention, à tous les ex-PJB, on vous interdit toute allusion à la vie d'un certain AC, ce serait trop facile...). Date limite pour répondre : 1er Mai. 20 points pour la meilleure légende (jackpot !), puis 10, puis 5. Rappelons le classement après trois questions :

1) Auré : 25 points

2) Maman Guittard : 20 points

3) Lye :10 points

4) Clotilde et Sylvain : 3 points

 

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Et pendant ce temps-là, les petites fourmis (hormiguitas) continuent de nous suivre en donnant leur nom à des magasins d'alimentation (à gauche, à Dalcahue ; à droite, à Ancud)


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Résultats du concours "légendes pour Chiloé" :


- 20 points pour la maman Guittard


- 1 point pour Séverin dans le cadre de sa légende (en commentaire dans l'article du 11/03) hors sujet et postée complètement hors délai, mais qui nous a fait tellement rire !



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G


Mais que voilà de belles histoires illustrées de jolies photos et nonn démunies d'humour, écrites dans une belle langue que ce soit par Guénolé ou pas Asuka.


Effectivement, j'avais abandonné la lecture de ce blog, car pendant un moment il n'y avait plus ni commentaires, ni photos. Kanta m'avait expliqué qu'il -y avait des problèmes avec Internet.


En tous cas, ces récits sont très vivants, comme tes beaux dessins, chère Asuka (n'aie aucun complexe, Kanta lui les réalise avec l'aide de l'ordinateur, ce qui est très différent, même si 
sa technique et son invention sont parfaites et belles=. Les tiens sont pleins d'humour en plus). Or nous avons tous bien besoin d'humour, de beauté, de joie de vivre  en ces temps de
tsunami, de centrales nucléaires en folie ( j'ai une véritable admiration pour ce peuple japonais si courageux et digne, sans oser le dire à ta mère, chère Asuka,  qui me répondrait à
nouveau que de toutes façons, nous ne sommes pas semblables. A bon entendeur salut!) Mais vous, petires fourmis des Andes, vous nous envoyez la lumière et la poésie, tant l'un que l'autre. Quel
bonheur! Merrci. Quant aux jeux, ils ne sont sans doute plus de mon âge. Laissons-les à votre jeunesse. Poursuivez votre beau chemin.



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C


Salut les voyageurs,


On peut toujours trouver des photos, des cartes postales de sites ...


mais vos dessins sont uniques et votre regard sur ce qui vous entoure nous apporte beaucoup : Guénolé, continue de dessiner !


Bonne poursuite, amicalement, Cathy



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G


Mais si guénolé, il faut que tu persévères, ton dessin a belle allure.


Légende : La canon et les perce oreilles :


La canon de Fort San Antonio d'Ancund grouille de perce oreilles. La bellsirène en robe rayée, a l'air de rêver, vers quel couple des anciens du PJB, elle pourrait expédier ces petits animaux,
afin que leur belle nuit érotique, sous un pont parisien, se termine en cauchemar.


bise


Michel et Eliane


 


 



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G


Oula, ça commence fort ! Du haut niveau dans la loufoquerie... A suivre



A


Vous etes de vrais poètes ! j'apprécie votre paragraphe qui parle de moi, et j'aime l'idée de voir apparaître dans le même paragraphe mon prénom puis plus loin, "un gout puissant qui reste pas
longtemps en bouche...



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G


Quelle classe, Antoine...



G


Je n'ai pas pris le temps de lire vos commentaires, j'ai peut-être trouvé une légende:


Le Caleuche et ses sorciers :


Les sorciers auraient leur caverne dans la forêt de Quenchi, avec comme gardien un bébé mutilé (quelle horreur).


Le caleuche bateau fantome, superbement illuminé,qui apparaît et disparaît d'un coup de sifflet, a pour équipage des sorciers qui chantent et dansent merveilleusement. L'écho de cette musique
résonne toujours lorsque le Caleuche disparaît. Si vous apercevez le Caleuche, vous deviendrez de riches commerçants.


Bise


Eliane et Michel



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G


Jolie (enfin, glaçante, plutôt) légende. Mais c'est un mythe existant de Chiloé. Je me suis peut-être mal fait comprendre : le but est bien d'en inventer une nouvelle, toute autre !


Biz